Bonjour,
Aujourd’hui, les États membres de l’Union européenne ont donné à la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen leur feu vert pour signer définitivement l’accord avec le Mercosur. Cette décision marque un jour sombre pour l’ensemble des citoyen·nes européen·nes, l’accord étant de loin le plus grand et le plus nocif des accords de libre-échange jamais négociés par Bruxelles. Sur le volet agricole, il va notamment entraîner l’importation, chaque année, de centaines de milliers de tonnes supplémentaires de viande, de fromage, de céréales, de miel, de sucre en provenance des pays du Mercosur. Autant de denrées que nous produisons déjà en Europe et en France et qui viendront amplifier la concurrence déloyale sur des agriculteur·rices déjà à la peine. Comment lutter contre les produits à prix cassés issus des immenses fermes-usines du Brésil ou d’Argentine, qui n’ont ni les mêmes niveaux de salaire, ni les mêmes normes sanitaires, environnementales et sur le bien-être animal ? L’opposition de la France n’est guère qu’un écran de fumée : Emmanuel Macron ne s’est jamais donné les moyens depuis plus de 8 ans qu’il est au pouvoir pour constituer un front solide anti-Mercosur et utiliser tous les leviers à sa disposition pour bloquer l’accord. Le vote à l’unanimité de la résolution déposée à l’Assemblée nationale par la France insoumise donnait pourtant un mandat clair à la France pour s’opposer à l’accord. Dans une énième manœuvre antidémocratique, la présidence du Conseil de l’Union européenne a même ouvert la voie à une entrée en vigueur provisoire de l’accord avant même le vote des député·es du Parlement européen. Ce serait un coup de force inacceptable. Aujourd’hui, l’exécutif français a définitivement perdu toute crédibilité pour mener le combat contre l’accord UE-Mercosur. L’humiliation de la France à Bruxelles n’est rien d’autre que le bilan de la stratégie du Président de la République et de son Premier ministre. En conséquence, les député·es insoumis·es ont déposé ce jour une motion de censure contre le Gouvernement Lecornu. Notre détermination à lutter contre cet accord aux côtés des agriculteur·rices et des organisations de la société civile reste pleine et entière. Pour notre agriculture, le climat, notre santé et les droits humains, nous ne cesserons pas de dénoncer les ravages du libre-échange ! |