2026 : une année sous le signe de la resistance
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*2026 : UNE ANNÉE SOUS LE SIGNE DE LA RÉSISTANCE*
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*Cher·es camarades,*
*Cette année 2026 commence sous les mêmes auspices que les dernières semaines de 2025.*
L’arbitraire, la loi du plus fort, l’escalade de l’intransigeance, de la bouffonnerie, érigées en
méthode de gouvernement, et surtout leur acceptation tacite par les foules médusées et hébétées par tant d’outrances, de mensonges répétés et non dissimulés, tend à devenir la
normalité.
*Face à cela, quelle est notre place de socialistes dans ce monde ?*
*Quel rôle pouvons-nous y jouer et surtout quel impact pouvons-nous avoir?*
La réponse, si elle était évidente, serait déjà mise en œuvre depuis longtemps. *Le mal qui ronge nos sociétés* - cupidité reconnue, haine ordinaire, bêtise élémentaire- *n’est pas un ennemi facile à abattre* et n’est pas né hier. Il s’est installé, tacitement accepté par une population qui baisse les bras devant toutes les digues qui cèdent et devant la toute- puissance des forces anti-étatiques et anti-démocratiques. *Les citoyens sont médusés* par la médiocrité du politique qui semble enferré dans de petits conflits alors que tout s’écroule. Ils sont abasourdis par notre incapacité à résister, à se dresser réellement inspirés par tout ce que la France porte habituellement comme toge de vertu: le droit international, les droits de l’Homme et le respect de la dignité humaine. *Nous sommes devenus en France et en Europe une mauvaise copie de nos idéaux,* une déformation de nos illusions constamment nourrie par un centre politique qui veut exister et qui favorise toujours la droite en pensant ainsi nous abattre. Nos propres turpitudes nous égarent également, aveugles ainsi à la course du monde et absents là où nous devrions nous trouver: sur ces mêmes digues, infatigables terrassiers d’un édifice qui nous protège faibles et forts, riches et pauvres.
*Je ne souhaite pas écrire un texte de vœux au marketing bien rodé* en apportant de bonnes nouvelles pour finalement donner l’impression que tout ira bien. Le monde va mal. De l’Iran au Venezuela, en passant par le Donbass et en voguant vers Gaza et peut-être demain au Groenland, l’arbitraire, la cupidité, l’impérialisme sont maintenant des règles aussi valables que feu le droit international et les libertés fondamentales, *cet édifice légal et politique, que nous socialistes et sociaux-démocrates avions patiemment construits* , inspiré par la création par nos forces politiques de la ligue des droits de l’Homme en France, jusqu’aux grandes chartes placées sous l’égide des Nations Unies.
*Nous perdons du terrain, nous allons perdre la course au progrès humain.*
*Faut-il alors désespérer ? Ou se réfugier dans un espoir incantatoire ? Ni l’un ni l’autre.* Il n’y a ni espoir abstrait, ni désespoir paralysant, il n’y a que le réel.
*Il y a bien cependant de belles choses dans notre monde,* tant d’amitiés, de forces positives, des mouvements sociaux, de grandes réalisations qui nous rappellent que le progrès continue d’être, fragile et ténu. Mais cela ne pèse pas lourd face aux énormes machines de propagandes russes, américaines et autres forces ploutocrates, autoritaires et ultra-capitalistes qui mettent tout en œuvre pour favoriser le radicalisme et la terreur sociale.
*Socialistes, nous sommes d’abord les ouvriers du réel.*
Nous ne devons pas travailler sur des chimères numériques ou technologiques, *nous pensons et développons le réel.* C’est là notre matériau politique. C’est pour cela que 2026 doit être d’abord *une année de résistance,* prélude au monde qui vient. *Cette résistance, c’est celle du quotidien,* des petits et des faibles, c’est changer ses habitudes de consommation, c’est refuser de baisser la tête face aux diktats des puissants, c’est combattre les discours radicaux et les raccourcis teintés de complots en disant simplement non, c’est quitter les réseaux sociaux américains qui favorisent le détricotage du droit et de l’intelligence, c’est celui du rappel permanent que l’argent ne prime pas sur l’humain, de la primeur du temps long sur le temps court, c’est aussi le réalisme face à la naïveté, c’est de comprendre que ce qui se joue en Ukraine comme au Venezuela n’est qu’un avant-goût de ce qui pourrait arriver chez nous et le terrain d’un test grandeur nature de tous les autocrates pour en finir avec un système de droit qui protège l’intégrité des nations. *C’est enfin une résistance politique,* celle qui remet les protections des populations au centre d’un monde qui vacille: *nous sommes une force de responsabilité qui doit gouverner sans exclusive, sans clientèle, au service de toutes et tous, pour l’égalité et la solidarité.*
*Si espoir il devait y avoir, il est en nous.*
Et c’est tout ce que je nous souhaite, mes cher·es camarades pour 2026: réaliser cela et
agir en conséquence notre futur politique dépend de notre action.
*Soyons fier.e.s d’être socialistes!*
*Résistons!*
*Gabriel Richard-Molard
Premier Secrétaire Fédéral
Fédération des Français à l'étranger du Parti Socialiste*
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