"Personne n'a envie de payer plus de taxe en France. Et pourtant, si un impôt, permettait de financer notre système social, tout en renforçant la compétitivité de nos entreprises, et la rémunération de notre travail, ne devrait-on pas le développer? Alors, ouvrons le débat sur la TVA sociale et écologique.
L'heure est arrivée en France où nous devons faire des choix. Des choix difficiles. De ceux qui, dans un pays habitué depuis de nombreuses décennies à partager les fruits de la croissance, nous amène à devoir répartir les efforts.
Dans un pays au taux de prélèvement obligatoire record (45.4% du PIB en 2022 selon l'INSEE), il serait naturel de commencer par reconsidérer les dépenses avant de songer à vouloir agir sur les recettes.
Mais, l'ampleur des enjeux doit nous amener à envisager les deux bouts de la chaîne pour approcher du but; à ne pas nous focaliser sur des mesures symboliques (dont on connait la capacité à bloquer le pays), mais à chercher des solutions correspondant aux ordres de grandeur auxquels nous avons à faire face.
Sur le volet recette, nos prélèvements obligatoires représentaient en 2022, 1197Mds d'€ dont la destination étaient pour 55% le financement de notre régime social, pour 28.4% l'Etat, pour 14.5% les collectivités locales, et pour 0.6% l'Europe.
Ils étaient constitués pour 33% de cotisations sociales, pour 31.5% d'impôts sur salaires et sur les revenus (dont l'impôt sur les sociétés), et pour 17% de la TVA.
Si nous voulons accroître nos recettes, c'est sur cette dernière que la France doit s'appuyer. En effet, à la différence des autres prélèvements obligatoires, elle s'assied sur notre consommation et non sur notre travail. Ce faisant elle peut contribuer significativement à la soutenabilité de nos finances sans mettre à l'arrêt une économie française déjà surtaxée. Elle peut même, associée à une baisse des cotisations sociales contribuer à relancer notre économie."
Extrait de la tribune de Julien DEVEZE, Secrétaire national délégué au projet Les Centristes.